Un partenariat entre Londres et Tours

Une question : comment rendre le jazz plus accessible ?

Construire, écouter, transmettre : ce que Tomorrow’s Warriors a apporté à Jazz à Tours cette année

La relation entre Jazz à Tours et Tomorrow’s Warriors ne s’est pas construite autour d’un simple workshop : elle s’est installée comme un échange de pratiques, de méthodes et de regards. Après une première collaboration en 2024, nous avons accueilli cette année une nouvelle résidence du 4 au 9 novembre, conçue comme un temps d’exploration pour nos étudiant·es et pour notre équipe pédagogique.

Pendant deux jours, quinze musicien·nes du Royaume-Uni et de France ont travaillé ensemble sous la direction de la saxophoniste Maddy Coombs et d’un ensemble britannique composé uniquement de musiciennes. Ce choix, loin d’être anecdotique, a créé un climat particulier : un espace où la prise de parole musicale devenait plus simple, plus directe, plus assumée.
Plusieurs participant·es nous ont confié avoir découvert une autre manière d’aborder le jazz. Comme le résume Maddy Coombs :

“Some of the students expressed how they thought jazz wasn’t for them, but then said they felt differently after the sessions.”
« Certain·es pensaient que le jazz n’était pas pour eux·elles, et ont expliqué que cette perception avait changé au fil des ateliers. »

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Pour notre équipe, ces jours de travail partagé ont permis d’observer des évolutions concrètes : moins d’appréhension face à l’improvisation, plus d’écoute, et surtout plus de liberté dans les premiers gestes musicaux. Jasmine Lee, enseignante à Jazz à Tours, l’a constaté :

« Beaucoup arrivaient avec l’idée qu’ils·elles n’étaient pas “légitimes” pour improviser. L’environnement proposé par Tomorrow’s Warriors a levé ces blocages rapidement. »

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La résidence s’est prolongée sur scène, dans le cadre du Festival Émergences, avec trois concerts qui ont donné une visibilité immédiate au travail engagé : le showcase du groupe réuni en workshop, la Frontline de Tomorrow’s Warriors — réunissant des artistes émergentes — et le quartet de Maddy Coombs.
La trompettiste Shanise Hall revient sur ce moment partagé :

“Performing my original composition in France and seeing the audience’s reaction was a highlight.”
« Présenter ma propre composition en France et ressentir la réaction du public a été un moment très fort. »

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Mais au-delà des concerts, l’essentiel est peut-être ailleurs : dans ce que cette collaboration déclenche pour la suite.

Car les échanges avec Tomorrow’s Warriors alimentent directement un projet que nous développons aujourd’hui : L’Ensemble des musiciennes, un dispositif en mixité choisie destiné aux jeunes filles de 11 à 18 ans. Porté par Jasmine Lee et Marion Delmont, il prolonge les réflexions engagées durant la résidence : comment ouvrir des espaces de pratique où des musiciennes en devenir peuvent se sentir attendues, accompagnées et pleinement légitimes ?

Comme l’a exprimé Graziella Niang à l’issue du projet :

“You’ve proven that a more inclusive scene is possible.”
« Vous montrez qu’une scène plus inclusive est réellement possible. »

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Pour découvrir L’Ensemble des musiciennes et suivre les prochaines étapes du dispositif :
ATELIER ENSEMBLE DE MUSICIENNES